lundi 10 janvier 2011

Attention, paroles blessantes

Gare à vous papas et mamans !

Juste parce que vous êtes "des grands ", vos bout'-choux vous croient... et vous prennent au mot ! Et comme on n'a pas toujours l'art et la manière de s'adresser à eux, les dérapages sont fréquents. Les phrases que l'on lâche sous le coup de la colère ou de la lassitude font parfois plus mal qu'une tape sur les fesses : une fois calmée, vous oubliez ou regrettez ce que vous venez de dire, alors que Pitchoun, lui, risque de s’en souvenir longtemps.

Croire que les plus petits, si insouciants, en apparence, ne comprennent pas le quart de ce que l’on dit, est une grosse erreur : quelques bribes de mots, l’intonation de votre voix, votre moue réprobatrice sont autant de signes immédiatement perceptibles. Et qui risquent, si vous n’y prenez pas garde, d’affecter sa confiance en lui, de le heurter dans sa sensibilité et dans l’amour qu’il vous porte.

Revue de détails sur ce qu’il est préférable de dire… ou de ne pas dire !

La culpabilisation ce n’est jamais bon !

« Après tout ce que j’ai fait pour toi » ou sa variante bien connue « Pourquoi fais-tu de la peine à maman ? » sont régulièrement reprises à la maison ou à la crèche, devant des pros, qui elles, ne manquent jamais de rectifier le tir, rappelant aux parents que leur petit a ses propres expériences à faire et sa vie à vivre, indépendamment de la leur.

A proscrire également, les phrases du genre « Avec tout le mal que je me suis donné, tu n’aimes pas mon gratin », « Tu me rends malade » ou l’expression plus grave encore, « Il me tuera, ce gosse ! » qui génèrent à elles seules une angoisse et une culpabilité bien trop lourdes pour votre bout’chou, le culpabilisant à outrance, le rendant responsable de la souffrance des autres…

Entre 0 et 3 ans, un bébé prend de toute façon ce qu’on lui dit au pied de la lettre et croit vraiment qu’il nous rend malade, qu’il nous tue. Il se sent vraiment responsable de ce qu’il fait subir à ses parents et si, par malheur, cela devient une réalité, les conséquences psychologiques risquent de s’avérer désastreuses dans l’immédiat et même pour longtemps.
 
La bonne attitude : si, par exemple Félicie est gourmande. Au lieu de lui dire « Tu es sûre que tu veux reprendre du gâteau ? » et donc la culpabiliser en sous-entendant que cela va la faire grossir, mieux vaut lui expliquer qu’elle vient de manger un repas copieux et bien équilibré et lui proposer de garder la part de gâteau pour se régaler au goûter. Ne pas lui refuser la satisfaction de manger le gâteau mais la déplacer dans le temps l’aidera à mieux lutter contre son envie.
 

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